jeudi 7 novembre 2013

Les tIC en éducation

À l'ère où les technologies de la communication ne cessent d'évoluer et de se perfectionner, notre rapport au savoir et à l'acquisition de connaissances n'est plus le même. La clientèle du système d'éducation n'est rien de celle d'il y a quarante ans, ses besoins et ses attentes sont tout autres. Les outils technologiques dont disposent les milieux éducatifs, s'ils sont utilisés judicieusement, pourraient être bénéfiques tant pour les enseignants que pour les jeunes. Toutefois, il est essentiel d'user de prudence et de garder un regard critique envers les possibilités et les limites des TIC, sans quoi elles risqueraient de perdre leur raison d'être.

Les technologies de l'information et de la communication élargissent les possibilités pédagogiques; elles rendent possibles des choses qui ne l'étaient pas à l'époque du papier, du crayon et du tableau à craie. De nos jours, les jeunes peuvent travailler avec des outils interactifs qui permettent le partage de connaissances entre pairs et la mise à profit des habiletés de chacun. De plus, le vaste éventail d'outils mis à la disposition des enseignants leur permet de concevoir des activités plus diversifiées qui conviennent mieux à chaque type d'élève. Les TIC permettent aux enseignants de hausser leurs exigences envers les élèves et à ces derniers d'aller plus loin dans leurs apprentissages.

Pour que l'intégration de TIC dans les programmes scolaires soit efficace et bénéfique, il est fondamental que le personnel enseignant soit formé adéquatement et qu'il connaisse l'étendue des usages pertinents qui peuvent en être faits. De plus, il ne faut pas voir les TIC comme les nouveaux enseignants, mais davantage comme des outils pédagogiques supplémentaires qui doivent être utilisés judicieusement par les enseignants pour parfaire leur enseignement.   

dimanche 27 octobre 2013

L'éthique et culture religieuse, une nouveauté controversée

En réponse à la Commission Bouchard-Taylor, on a implanté, en 2008, le cours d'éthique et culture religieuse dans  les programmes des écoles québécoises. Ce cours obligatoire a pour objectif de « développer les aptitudes nécessaires au vivre-ensemble dans le contexte d'une société diversifiée » (Boivin, 2010). En défendant le pluralisme et le multiculturalisme, on veut inculquer aux enfants un respect des différentes positions religieuses (Quérin, 2009).

Depuis son arrivée dans le programme éducatif et encore aujourd'hui, le cours d'ÉCR  est grandement critiqué. D'abord parce qu'un tel cours va à contre-courant avec la laïcisation du système scolaire québécois. Malgré la déconfessionnalisation de ce dernier depuis 1998, on donne encore, en 2013, un cours qui, selon certains, célèbre la religion « au détriment d'une vision naturaliste ou scientifique de la vie » (Quérin, 2009).

Ensuite, on reproche au programme d'ÉCR de ne pas laisser place à la critique. On demande aux enseignants de rester impartiaux et de corriger les élèves qui auraient une vision plus critique à l'égard de certains aspects abordés dans le cours, ce qui va à l'encontre de la responsabilité qu'a l'enseignant de développer le sens critique de ses élèves (Boivin, 2010). De plus, le programme s'abstenant d'explorer certains enjeux historiques et sociaux liés à la religion, par exemple l'égalité homme/femme ou encore les guerres de religion (Boivin 2010), je suis d'avis qu'on présente un portrait incomplet et enjolivé de la religion. Le droit à la liberté de religion  rend-il vraiment tout acceptable?

Enfin, alors que certains évoquent le fait qu'on ne peut imposer un enseignement qui va à l'encontre des convictions des parents (Phillips, 2011), d'autres voient le cours comme un obstacle à la quête identitaire des jeunes et à leur parcours spirituel (Quérin, 2009). En effet, la matière étant présentée de manière fragmentée et étant parfois contradictoire avec l'éducation des parents (Phillips, 2011), il peut devenir difficile pour des enfants de s'y retrouver. Pour ma part, je trouve que d'aborder la culture religieuse avec de si jeunes enfants dans un cadre scolaire équivaut à leur montrer que la religion est nécessaire à la définition de tout un chacun et que la culture n'est qu'une question de religion.

En considérant ces nombreuses controverses, il est primordial de prendre en compte les différents changements envisageables. Alors que les plus catégoriques croient qu'on devrait retirer complètement l'éducation religieuse des écoles et laisser ce rôle à la famille, les plus mitigés proposent qu'on intègre l'aspect religieux aux autres cours du programme et qu'on aborde distinctement l'aspect éthique dans un cours de philosophie pour enfants par exemple (Boivin, 2010). Ainsi, la religion serait conçue comme étant un facteur historico-culturel parmi d'autres et l'éthique comme étant une entité autonome.

Mes sources:

PHILLIPS, M. (2011). Cité dans: Le programme ECR en Cour suprême du Canada, relation de l'audience. Repéré à: http://www.xn--pourunecolelibre-hqb.com/2011/05/le-programme-ecr-en-cour-supreme-du.html

BOIVIN, L. (2010). Éthique et culture religieuse - un cours à retirer des écoles. Le Devoir, 23 juillet 2010. Repéré à: http://www.ledevoir.com/

QUÉRIN, J. (2009). Le cours Éthique et culture religieuse : transmission des connaissances ou endoctrinement ?  Québec, Canada: Institut de recherche sur le Québec. Repéré à: http://irq.qc.ca/ethique-et-culture-religieuse/

dimanche 13 octobre 2013

Philosophes en herbe

La philosophie pour enfants est une conception qui a fait couler beaucoup d'encre ces dernières années. Quoi? pourquoi? et comment? se demandent les différents acteurs du système d'éducation.

L'introduction de communautés de recherche philosophiques dans les écoles primaires a plusieurs visées. D'abord, cette pratique permet de développer chez l'enfant sa maîtrise de la langue orale et d'établir des liens entre la parole et la pensée. On l'amène à réfléchir par rapport aux questions existentielles qui le touchent de manière à développer ses aptitudes à raisonner. Les activités à caractère philosophiques s'intègrent aussi aux objectifs d'éducation à la citoyenneté et de prévention de la violence promus par le système d'éducation actuel.

L'intégration d'activités philosophiques dans les classes nécessite un intérêt de l'enseignant, ainsi que l'acquisition d'un savoir et d'un savoir-faire. Une formation adéquate des maitres est donc de mise. Le rôle de l'enseignant serait de faire naître des échanges, d'établir des liens avec le quotidien des jeunes, de soulever les paradoxes issus des discussions, tout en restant objectif dans ses interventions. Il devrait agir en tant que médiateur davantage que comme participant à la communauté de recherche.

Alors que certains craignent que les enfants n'aient pas les capacités nécessaires à ce type d'activité, d'autres, comme moi, y croient et se questionnent plutôt à savoir si on devrait l'intégrer au programme sous forme d'ateliers hebdomadaires ou si on ferait mieux d'y aller plus souplement, au gré des événements qui surgissent en classe. De toute évidence, il est important de considérer la curiosité des élèves de façon à ce que les échanges aient un sens pour eux.

En définitive, le courant idéologique entourant la philosophie pour enfant est source de nombreuses réflexions liées aux objectifs fondamentaux de l'éducation. Le but premier de l'éducation ne serait-il pas de rendre les enfants aptes à raisonner efficacement?

Différentes sources qui m'ont inspiré cet article:

samedi 5 octobre 2013

La classe inversée: une perspective positive

Le concept de la classe inversée en a fait jaser plus d'un ces derniers jours. À l'ère où l'évolution des technologies va de bon train, on redéfinit les rôles de l'école, de l'enseignante et de l'élève. On développe une pédagogie plus actuelle et surtout plus motivante.

Cette nouvelle école de pensée accorde à l'élève une grande responsabilité quant à son cheminement scolaire. C'est maintenant à la maison et de façon autonome qu'il verra les nouvelles notions à l'étude. À la différence des devoirs et leçons classiques, pour lesquels les jeunes manquent souvent d'entrain, il ne serait pas surprenant que les supports technologiques variés et dynamiques utilisés par les enseignants fervents de la pédagogie inversée connaissent un grand succès auprès de ces derniers. En ayant une approche qui correspond mieux aux intérêts des jeunes d'aujourd'hui et qui exploite de façon judicieuse les technologies de la communication mises à leur disposition, on rend l'école attrayante et plus motivante autant pour les jeunes que pour les enseignants.

En adoptant ce que propose la pédagogie inversée, on vient modifier le rôle qu'occupe l'enseignant au sein du cheminement scolaire de ses élèves. Il devient un guide-accompagnateur de l'élève dans ses apprentissages. L'enseignant passant moins de temps à faire des cours magistraux et plus de temps en interaction avec ses élèves, la relation enseignant-élève se voit transformée et les jeunes ont droit à un enseignement plus individualisé, plus adapté à leur propre cheminement, ce qui favorise les apprentissages de chacun. Il ne faut toutefois pas penser que les TICE viendront à bout de tous les problèmes dans le milieu éducatif et conserver un point de vue critique à cet égard.

Bien que cette nouvelle méthode éducative en soit encore à ses débuts, plusieurs facteurs lui prédisent un avenir prometteur. En effet, les répercussions de sa mise en œuvre semblent comporter plusieurs aspects bénéfiques pour tous. Il ne reste qu'à convaincre les plus conservateurs d'oser le changement, ne serait-ce que de s'inspirer de l'idée!

Liens intéressants: